De 1945 à fin 1991 Sous-marins d'attaque (SSK)

 

[Home][Entrée][Sous-marins][ 1945 - 1992][SSK]

Cherchez avec freefind

Dernière mise à jour:

21 avril 2021

Avertissement

Tous les chiffres qui figurent ici ne sont pas des chiffres tirés d'un ouvrage quelconque, mais sont ceux qui résultent de l'exploitation de ma base de données personnelles.

Ils peuvent par conséquent différer de ceux qui nous sont assénés par certains ouvrages dits de référence et qui se contentent de reprendre des informations sans les vérifier.

 

Au cours de la période, la marine va recevoir pas moins de 453 sous-marins neufs de cette catégorie. Et de la période antérieure vont rester de très nombreuses unités, la plupart à bout de souffle, ou pour les dernières débutées dans les conditions très précaires de la 2ème guerre mondiale et de ses suites, ce qui obère fortement leur qualité. D'autant que la main-mise sur des sous-marins allemands souligne avec raison le retard de la construction navale soviétique dans ce domaine.

D'aucuns ont été des échecs retentissants comme les classes 615 / A615, plus dangereux pour leurs équipages que pour leurs ennemis. D'autres, comme la classe 613 et ses 214 unités vont laisser perplexes les analystes devant leur nombre incroyable. Le plus emblématique, et vraisemblablement la bête de somme de la catégorie, reste la classe 641.

 Cette période voit également un glissement progressif des catégories des petits et moyens sous-marins, vers des sous-marins océaniques, au fur et à mesure que sous l'impulsion initiale de l'amiral Gorshkov, la flotte s'affranchit de son rôle exclusif de soutien aux forces terrestres pour devenir une force plus océanique. Et au contraire de son adversaire américain, la marine soviétique est restée attachée à cette catégorie de sous-marin, la jugeant plus adaptée à certains théâtres.

 

I. Evolution du parc dans le temps

Si pour l'Amiral Gorshkov, la quantité était déjà en soit  une qualité, le parc de sous-marins Diesel électriques soviéto-russe est certainement l'un des plus important jamais connu dans l'histoire. Il atteint son maximum en 1957 avec 321 unités, avant de connaître une diminution quasi linéaire, passant ainsi à 122 en 1990. Le décrochage est brutal en 1991, pour parvenir plus lentement au niveau actuel (21) à partir de 2003. La perte entre 1990 et 2003 est de 101 unités, soit presque 5 fois l'effectif actuel.

Ce parc est à l'origine composé en majorité d'unités construites ou conçues avant la 2ème guerre mondiale, sinon la 1ère pour les deux types AG de 1921 en service jusqu'au début des années 1950. Leur disparition n'est totale qu'au milieu des années 60, avec le retrait de la liste navale des M-281 et M-282 de la série 15 en 1966.

L'évolution du tonnage général dans la même période est encore plus frappante. Parti de moins de 100 000 tonnes à la fin de la guerre, il grimpe en flèche et atteint son maximum en 1966 (322 072 tonnes!). Il double en pratiquement deux ans et triple en quatre ans. La réduction est relativement douce jusqu'en 1990, date à la quelle on remarque un décrochage très brutal. Entre 1990 et 2003, le tonnage perdu est de 184 769 tonnes, soit les 3/4 de l'existant. Il est à l'heure actuelle inférieur d'environ la moitié du tonnage de la fin de la guerre.

 

 

Pendant cette période, le tonnage moyen (ratio tonnage total sur le nombre d'unités), croit de manière régulière entre 1950 et 1989. Il dépasse les 1000 tonnes vers 1960, 1500 en 1980 pour atteindre 2000 en 1991. Il atteint son apogée en 1995 avec 2431 tonnes. Il s'établit aujourd'hui à 2346 tonnes.

NB: le tonnage considéré ici est celui du tonnage en surface.

 

II. Les unités neuves