I. Identification "occidentale"

 Pour la majorité, les pays occidentaux utilisent un système basé sur:

la classe du bâtiment, par exemple "classe Redoutable"

le nom du bâtiment, par exemple "Le Terrible"

le numéro de coque du bâtiment, le plus souvent invariant tout au long de son service actif, par exemple "S-608"

 

II. Identification russo-soviétique

Pour le côté russo-soviétique, il convient de distinguer trois époques:

 

  21. Avant 1917

Le système de désignation utilisé est tout à fait conforme aux pratiques des autres marines. On parle de classe (par exemple Kasatka), chaque unité étant identifiée par son nom (par ex Makrel).

 

  22. Entre 1917 et 1945

  Si pour les sous-marins déjà construits, le système des classes précédent demeure, il n'en va pas de même pour les nouvelles constructions. On voit apparaître la notion de Type et de Série. La notion de Type renvoie plus ou moins à la mission, tandis que la notion de Série renvoie à la génération concernée.

Pour les types, on a ainsi :

Type M alias Maliutka: petits sous-marins que l'on pourrait qualifier de "côtiers", pour lesquels on trouve les Série 6, 6Bis etc...

Types S alias Srednaya (Moyens) et Shch qui sont des sous-marins "moyens" avec les Séries 3, 9 etc...

Types D, P et K qui concerne des grands sous-marins, que l'on pourrait qualifier d'océaniques, avec les séries 1, 4 etc...

Type L qui sont des sous-marins spécialisés dans le mouillage de mines, avec les Séries 2, 11 etc...

On retrouve la correspondance Type / Série ici ou . Par contre, les sous-marins étrangers mis en service (saisie, trophées...) conservent leur identification originelle.

 

   23. Après 1945

Le système d'identification constitue une rupture complète avec les règles précédentes et voit l'introduction de la notion de projet. Elle commence à apparaître en fait en fin de la période précédente (vers 1936), avec les projets 41 (Série 14) et 96 (Série 15). Elle se concrétise sous la forme actuelle à 3 chiffres (ex: projets 667, 971 ...) avec la mise en chantier du projet 611 en 1946.

Les trigrammes successifs suivants sont utilisés:

 6XX de 1946 (projet 611) à 1978 (projet 685), avec trois exceptions notables, le projet 667BDRM ainsi dénommé pour sa filiation avec le projet 667 d'origine, et les projets actuels 636 et 677 Lada (raison inconnue)

 7XX utilisé à seulement deux reprises pour des projets réalisés (projets 701 et 705)

  8XX pour marquer une rupture avec les projets précédents (notamment le projet 877), mais que l'on retrouve encore aujourd'hui avec le projet 885

9XX pour les sous-marins qui commencent à apparaître en 1973 avec le projet 940, mais qui constituent encore la colonne vertébrale de la flotte sous-marine aujourd'hui (projets 945, 971...), sans oublier les géants du projet 941, ni les minuscules du projet 907

Ces trigrammes peuvent être associés à des noms (Ex: projet 671 Yorsh).

 

Pour les  sous-marins d'intervention profonde, le trigramme est remplacé par un quadrigramme à 4 chiffres commençant par un 1 (1906, 1837...), probablement parce que leur mise en oeuvre ne ressort pas de la marine, mais d'une direction spécialisée du ministère de la Défense, ou bien qu'ils répondent à des études particulières (1740 ...)

Les modifications / variantes des projets originels ont au début été caractérisées par des lettres. Le projet 877 en est un exemple typique (877E, EKM, LPMB, V..). Cette distinction semble s'effacer puisque l'on voit de plus en plus couramment des variantes comme le 636.3, alias 06363.

 

Pour identifier un sous-marin de cette période, on fait appel à:

Un numéro de chantier qui reste invariant, mais pas unique, car au sein d'un même chantier plusieurs sous-marins de projet différent peuvent porter le même numéro.

Un numéro de coque qui peut évoluer au cours de la vie active du bâtiment, en fonction de sa mission ou de son classement (K-525, B-212, etc...). [Attention, s'écrit toujours avec un tiret]

Quelquefois un nom, tradition qui semble prendre aujourd'hui plus d'ampleur. On notera que les changements de nom ne sont pas rares, même pendant la période soviétique.

Un numéro tactique, peint ou non sur le massif selon les époques, qui est variable dans le temps.

 

Pour ma part, j'ai retenu le système de désignation suivant pour les projets:

Exemple

 Code projet

 Nom de projet (éventuel)

 Code OTAN

 Projet 627

 KIT

 NOVEMBER

que j'écris pour l'exemple ci-dessus Projet 627 KIT/NOVEMBER 
 

III. Utilisation du site

Pour retrouver une unité particulière, vous disposez de plusieurs possibilités sur le site

une approche par projet (Bouton Projets). Deux options sont alors possibles, soit par nom OTAN soit par numéro de projet ;

une approche historique (Bouton Sous-marins). Quatre options sont possibles selon l'époque choisie. Éventuellement, au sein d'une époque, le type de sous-marin peut vous être proposé, selon une terminologie anglo-saxonne (SSB, SSBN, SSN etc...)

une approche par n° tactique, de chantier ou de coque (Boutons Liste)

une recherche à l'aide de l'outil de recherche, en haut de cette page

 

Si d'aventure vous n'y parveniez pas, n'hésitez pas à me contacter par mail. Je me ferai un plaisir de vous répondre.

 

Octobre 2013

© Soumarsov 2008 - 2016

[Home][Identification]
Cherchez avec freefind